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Discours et interviews

Le 5 octobre 2009

Notes d’allocution d’Hubert T. Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio-Canada, au Cercle canadien de Montréal

(La version prononcée fait foi)

Mesdames, Messieurs.

Bonjour. Merci d’être là.

La dernière fois que je me suis adressé à la communauté d’affaires de Montréal, c’était le 26 mars 2009. Par pure coïncidence, j'avais annoncé la veille, à nos employés, que nous allions devoir éliminer 800 postes pour combler un manque à gagner de 171 millions de dollars. Eh bien! Situation moins catastrophique aujourd’hui car je peux vous assurer que je n’ai fait aucune annonce à nos employés vendredi dernier, ni ce matin, sur notre situation financière.

Je peux toutefois vous dire que votre radiodiffuseur public national a été ébranlé par toutes ces compressions mais que, grâce à la détermination de nos Radio-Canadiens, nous nous tenons toujours debout et le dos très droit.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler un peu des défis que nous avons à relever et des grands principes qui soutiennent la stratégie que nous sommes à mettre en place pour demeurer pertinent dans un environnement médiatique en constante évolution.

Laissez-moi commencer en vous rappelant que CBC/Radio-Canada est aujourd’hui bien plus qu’une simple entreprise de télévision et de radio. Nous offrons à nos auditoires une riche gamme de services qui vont de la télévision et de la radio jusqu’à l'Internet et la radio par satellite, en passant par la radiodiffusion numérique, la distribution de contenus vidéo et audio pour appareils mobiles, et bien d’autres choses encore.

Voyez maintenant un peu de ce que nous vous offrons.

[Vidéo : 34 $ par an]

Ce que vous venez de voir, c'est le produit de nos efforts en télévision après les compressions, une fois que les 171 millions de dollars ont été retranchés, une fois que nous avons encaissé des coûts additionnels de près de 50 millions de dollars pour couvrir les indemnités de départ engendrées par les coupures, et une fois après avoir mis en place d'autres mesures dans les derniers mois de 2008 pour refléter une chute brutale et précipitée de près de 60 millions de dollars dans nos revenus publicitaires.

J'espère que vous comprendrez mieux alors pourquoi nous avons mis un terme à des émissions comme Le match des étoiles à la télévision et Vous êtes ici à la radio, qui est maintenant remplacée par une rediffusion de Christiane Charrette, et que nous avons maintenant plus de rediffusions dans nos grilles de programmation tant à la télévision qu'à la radio. En information, nous avons fermé notre bureau de Dakar et mis fin aux Téléjournaux du midi dans plusieurs régions. Même les émissions qui ont survécu ont été amputées financièrement et ont dû revoir leur formule. C’est le cas notamment d’Une heure sur terre. Aucun secteur n’a été épargné.

Malgré ces contraintes, à tous les égards, notre programmation a tenu le coup et vous nous le confirmez en étant, chaque jour, au rendez-vous. Pour votre fidélité chers amis, merci, merci beaucoup.

Rééquilibrer le système

Mais soyons réalistes : le tour de force que l’équipe de Sylvain Lafrance à Radio-Canada, soit Louise Lantagne en télé générale, Jean François Rioux en radio, Alain Saulnier à l’information, Louis Lalande en programmation régionale et Geneviève Rossier, nouvelles plateformes, a réussi cette année en protégeant la qualité de nos grilles ne pourra se répéter indéfiniment. Sans un rééquilibrage du système de radiodiffusion canadien, il est très évident que CBC/Radio-Canada aura de graves difficultés à s’acquitter de son mandat à moyen terme.

Le CRTC et le gouvernement fédéral ont annoncé dernièrement des initiatives qui contribueront à lever quelques-uns des obstacles que tous les télédiffuseurs généralistes rencontrent.

Ainsi, par exemple, le nouveau Fonds des médias du Canada, auquel siège Guy Fournier parmi d’autres membres du conseil, devrait accroître le soutien financier accordé à la production d’émissions canadiennes originales, de haute qualité et diffusées pour la première fois aux heures de grande écoute sur une multitude de plateformes, mais seulement si les règles qui seront prochainement annoncées ne dévient pas de ces objectifs initiaux exprimés publiquement.

De même, le Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL) profitera à la télévision locale. D’ailleurs, grâce à ces argents additionnels, Radio-Canada commencera prochainement à produire des nouvelles locales le weekend en Estrie. Et nous souhaitons, à moyen terme, consolider notre présence en information en offrant également des nouvelles locales, sept jours sur sept, à Trois-Rivières, au Saguenay et dans les autres régions du pays où ce n’est pas le cas présentement.

Nous espérons aussi que la situation s’améliorera quand le CRTC examinera, à compter du 16 novembre prochain, la proposition visant à autoriser les télédiffuseurs généralistes, comme nous, à négocier avec les entreprises de distribution par câble et par satellite une redevance pour la valeur de nos signaux. Il faut vraiment comprendre cet enjeu. C’est la troisième fois que le CRTC se penche sur cette question. Je vais tenter de vous en simplifier les détails. Lorsque vous payez votre facture pour votre service de câble ou de signaux par satellite, pas un seul cent n’est versé à Radio-Canada pour le signal de notre chaîne principale que vous recevez chez vous, ou versé à CBC pour son équivalent en anglais. Pourtant, c'est nous qui avons créé et produit ces signaux avec nos revenus (qui incluent évidemment nos crédits parlementaires) et qui en avons assumé les coûts, signaux qui sont ensuite interceptés par les entreprises de distribution et vous sont ensuite revendus à fort prix.

D'ailleurs, l’an dernier, ces entreprises de distribution ont déclaré des profits d'exploitation d'environ deux milliards de dollars, tandis que les télédiffuseurs généralistes, dans l’année qui a précédé la crise financière, ont affiché des profits globaux d’à peine huit millions de dollars. De plus, ces entreprises de distribution paient 300 millions de dollars canadiens par année aux chaînes américaines pour leur contenu américain et rien aux stations locales au Canada pour leur signal. En fait, les télés généralistes comme nous sont de loin les plus grands producteurs de contenu original et nous ne recevons aucune redevance pour nos signaux.

Pendant ce temps, vos factures de câble ont augmenté quatre fois plus rapidement que le coût de la vie depuis les cinq dernières années. Et tout cela dans une industrie qui est supposée être fortement réglementée. Franchement, cette situation n’est pas ma perception de ce qui doit être un système équilibré dans un environnement réglementé

Et, n’oubliez pas que les chaînes spécialisées reçoivent cette redevance pour leurs signaux depuis des années en plus d'avoir accès à la vente de publicité pour alimenter leurs revenus généraux.

Pour CBC/Radio-Canada, le rééquilibrage du système n’est pas seulement nécessaire, il est crucial si nous voulons maintenir notre offre télévisuelle. C'est pourquoi nous faisons front commun avec d’autres télédiffuseurs généralistes dans cette démarche auprès du CRTC. Et si vous croyez que nous exagérons l'ampleur et la gravité de la situation, vendredi dernier à 18h, CTV a fermé CKX-TV, sa station locale à Brandon, après qu'un deuxième acheteur dans les trois derniers mois a retiré son offre d’achat expliquant que son modèle financier ne tenait plus parce qu'il ne pouvait pas convaincre les compagnies de satellite de distribuer son signal.

Et, soit dit en passant, nous croyons que ce montant que nous recevrions pour la juste valeur de notre signal devrait nous être versé sans que ces mêmes entreprises de distribution vous refilent encore une fois la facture.

Nous nous réjouissons d’ailleurs que le CRTC ait décidé la semaine dernière d’élargir la portée de ces audiences publiques pour prendre en considération notamment le choix offert aux consommateurs, la disponibilité d’un service de télévision de base à un prix abordable, de plus petits forfaits de services payants et spécialisés et la possibilité de choisir des services payants et spécialisés sur une base individuelle.

34 $ par habitant par an : moins de 10 cents par jour

« Mais Lacroix, vous recevez déjà plus d’un milliard de dollars du gouvernement; pourquoi te plains-tu? », me dit-on régulièrement!

C’est vrai. Et ce montant, important, nous permet d'offrir plusieurs de nos services, des services que les diffuseurs privés ne peuvent ou ne veulent pas rendre, et souvent nous permet de les offrir dans des endroits au Canada où personne ne choisit de diffuser quelque signal que ce soit parce qu'aucun modèle financier n'en justifierait l'investissement.

Laissez-moi vous présenter ce fameux milliard de dollars sous un autre jour.

Il me faut revenir aux 34 dollars que vous avez vus dans notre vidéo. Bien des gens à qui je parle ignorent complètement ce que CBC/Radio-Canada leur coûte. Le saviez-vous avant de regarder notre vidéo? Saviez-vous également que notre budget annuel s'établit à 1,7 milliard de dollars et que nous générons près de 600 millions de dollars de revenus par nos propres activités et initiatives pour nous permettre de combler la différence entre nos crédits parlementaires et le coût des services que nous vous offrons?

Trente-quatre dollars par personne. Pensez maintenant à ce que vous payez dans une année pour votre service de câblodistribution. Je paie 187 dollars par mois pour mon câble, ce qui me revient à plus de 2 000 dollars par an. En revanche, tous les services de CBC/Radio-Canada à la télévision, à la radio, sur Internet, sur mon iPod et sur mon cellulaire me coûtent seulement 34 dollars par année.

Vous me demanderez alors peut-être: qu'en est-il dans les autres grands pays du monde? Que paient les habitants d’autres pays pour leur radiodiffuseur public national?

Dans une étude rendue publique en janvier 2009, le Groupe Nordicité a déterminé que, dans un échantillon de 18 grands pays, le financement moyen par habitant par année de la radiodiffusion publique s’élève à 76 dollars. Le Canada se classe au 15e rang, même si CBC/Radio-Canada diffuse dans deux langues officielles et sur six fuseaux horaires, sans compter nos services en huit langues autochtones.

Au cours de la dernière année, alors que nous avons fait un effort olympien pour en arriver à un équilibre budgétaire, j’ai réalisé à quel point nous sommes limités en matière d’autonomie réelle de gouvernance. Je vous l’ai déjà dit : nous n’avons aucune flexibilité financière car nous ne pouvons pas emprunter, ne serait-ce qu’un dollar, pour gérer nos liquidités. Vous aurez compris que nous n’avons pas de ligne de crédit.

Donc, pour couvrir notre manque à gagner cette année, et payer nos indemnités de départ, nous avons été forcés de vendre certains éléments d’actif.

Si on souhaite vraiment que notre radiodiffuseur public soit en mesure d’offrir une prestation à la hauteur de vos attentes, à une époque où l’on vit véritablement une révolution technologique et médiatique, il faut équiper CBC/Radio-Canada des outils de gestion élémentaires, c’est-à-dire un financement stable, quel que soit son niveau absolu, sur plus d'une année, et nous doter d'une capacité d’emprunt raisonnable en fonction de notre bilan et de la taille de notre entreprise. Et, en retour, nous sommes évidemment prêts à nous faire imposer toutes les mesures raisonnables de divulgation et de reddition de comptes.

À cet égard, nous saluons l'initiative proposée par le gouvernement contenue dans le projet de loi d'exécution du budget la semaine dernière. Cela devrait nous permettre d'accélérer et de conclure la vente de nos actifs et d'équilibrer notre budget 2009-2010.

Ailleurs dans le monde

Cette réflexion sur notre situation financière m’a amené à suivre de plus près les discussions en cours présentement dans plusieurs pays du monde sur la place des radiodiffuseurs publics et la manière dont ils sont financés pour jouer pleinement leur rôle.

Permettez-moi d’aborder deux exemples en particulier.

En France, et c’est à peu près la même chose en Espagne également, on est en train de retirer la publicité des ondes de France Télévisions. Pour combler le manque à gagner évalué à 450 millions d’euros (un peu plus de 700 millions de dollars canadiens), on a instauré une taxe sur le chiffre d’affaires publicitaire des chaînes privées et des taxes sur les entreprises de télécommunication et les fournisseurs d’accès Internet. Cette décision récente du président Nicolas Sarkozy ne repose pas que sur l’idée d’arrêter de diffuser de la publicité à l’antenne du radiodiffuseur public, mais bien plutôt sur le fait que le radiodiffuseur public ne peut plus jouer son rôle à partir du modèle économique actuel. Intéressant de noter que, avant cette décision d’interdire la publicité à la télévision publique aux heures de grande écoute, la France versait 65 dollars par citoyen à sa télévision publique. Cette somme sera maintenant majorée à 77 dollars, soit deux fois le financement du Canada.

En Australie – un exemple qui colle plutôt bien à notre réalité – l’Australian Broadcasting Corporation (ABC) fait l’objet d’une initiative du nouveau gouvernement qui investira 167 millions de dollars australiens de plus sur trois ans pour donner au radiodiffuseur public les moyens de combler les besoins de radiodiffusion là où le marché échoue et là où les diffuseurs privés se retirent. On a identifié trois chantiers principaux en Australie :

  • Les séries dramatiques dites lourdes qui sont les véhicules les plus efficaces pour « refléter la culture et l’identité australienne », pour citer mon homologue australien;
  • Un service d’information étendu et de qualité sur le plan local, national et international, en continu et sur toutes les plateformes en demande par les citoyens australiens;
  • La mise en œuvre d’une stratégie Web 2.0 hyper-locale, bâtie autour de l’actuel réseau de radio locale afin de créer une sorte de place publique, animée autant par le citoyen que par le diffuseur.

Ce que je trouve fascinant dans ces exemples étrangers, ce n’est pas simplement l’idée de revoir les modes de financement du radiodiffuseur public. C’est plutôt les raisons pour lesquelles on réfléchit à ces questions.

Dans ces cas, les gouvernements constatent que le diffuseur public n’a d’autre choix que de se transformer en « média global», mais qu’il n’en a pas vraiment les moyens dans cet univers où l’on doit être présent sur toutes les plateformes alors que les revenus publicitaires ne sont pas au rendez-vous. Dans tous les cas, on s’est rendu compte que la pertinence du diffuseur public, loin de s’estomper dans l'univers médiatique actuel, est devenue encore plus cruciale pour maintenir une diversité de voix et pour assurer à tous un accès aux outils démocratiques pour leur permettre de s'exprimer.

Nos orientations stratégiques

Même chose pour nous. Afin de demeurer pertinent dans cet univers, CBC/Radio-Canada doit aussi poursuivre sa transformation en un « média global », c’est–à-dire une entreprise qui est en mesure d’offrir ses contenus à travers la « globalité » des plateformes utilisées par les citoyens, en tout temps, et de permettre à ces mêmes citoyens d’interagir les uns avec les autres.

Les Canadiens sont rendus à l’heure du « ce que je veux, quand je le veux et comme je le veux ». Aujourd’hui, ce n’est plus tellement une question de guerre entre la télévision et la radio ou entre les journaux et Internet, c’est davantage une guerre qui oppose désormais le contenu offert à horaire fixe, ou en « temps réel », et celui qu’on peut consommer « sur demande ».

Le développement du Web 2.0 et ses applications, comme les blogues, les wikis, les sites de diffusion de vidéos, d’échange de fichiers et de réseautage social, ont transformé les médias en outils qui permettent à tous d’être à la fois créateurs et utilisateurs d’un contenu accessible sur demande.

Plus précisément, voici les grands principes autour desquels nous articulons notre stratégie pour définir ce que doit être CBC/Radio-Canada dans l’avenir pour refléter cette réalité :

  • Nous devons être une entreprise de contenu – la référence en matière de programmation canadienne;
  • Nous devons être le chef de file canadien incontesté sur les nouvelles plateformes;
  • Nous devons demeurer profondément enracinés dans toutes les régions du pays.

Premièrement, en ce qui concerne l’entreprise de contenu, nous sommes et nous devons être, peu importe la plateforme, le plus important créateur et diffuseur de contenu canadien. Chez nous, la notion de contenu est explicitement liée à celle de demeurer la référence en matière de programmation canadienne. J'espère que vous ne nous croyez pas semblables aux réseaux privés?

La Télévision de Radio-Canada est la seule télévision généraliste qui propose une grille entièrement canadienne aux heures de grande écoute en semaine, de 19 h à 23 h, pendant la haute saison de télévision, c’est-à-dire celle de l’automne-hiver. Nous offrons une programmation jeunesse, ce que les généralistes privés ne font pas. Nous offrons neuf magazines d’affaires publiques, dont quatre – L’épicerie, La facture, Enquête et Une heure sur terre – sont diffusés aux heures de grande écoute. C’est 20 % de notre grille aux heures de grande écoute en semaine qui est consacrée aux affaires publiques.

En fait, il ne suffit que de jeter un coup d’œil à nos grilles des années 70 et 80 pour se rendre compte que la Télévision de Radio-Canada est plus distinctive aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été. Pensez à Jinny, Mission impossible, Ma sorcière bien-aimée et le Docteur Welby et comparez cela à Aveux, Les Parent, Sophie Paquin et Tout sur moi. Voilà le caractère distinctif de notre télévision publique.

Notre deuxième principe directeur consiste à être le chef de file canadien incontesté sur les nouvelles plateformes.

Prenons, par exemple, Tout le monde en parle. Au départ, une émission de télévision, Tout le monde en parle avait déjà une antenne sur le Web et est maintenant complétée par une émission de radio qui donne aux auditeurs la possibilité de s’exprimer immédiatement sur ce qu’ils ont vu et entendu. Il ne s’agit pas seulement de transposer le même contenu sur toutes les plateformes, mais bien de créer un nouveau contenu qui s’enrichit d’une plateforme à l’autre. Voilà notre vision de l’avenir de la Société, et de l’avenir du radiodiffuseur public, qui se transforme en « média global ».

Notre troisième principe consiste à être profondément enraciné dans toutes les régions du pays. S’il y a une chose que j’ai retenue de mes conversations avec les Canadiens, c’est leur désir sincère que nous soyons plus présents dans les régions.

L’équilibre recherché sera difficile à atteindre et à soutenir. Mais nous déployons et continuerons à déployer beaucoup d’énergie pour demeurer présents dans les régions. Pour cela, nous devons en faire une priorité, même lorsque l’argent vient à manquer. C’est ce que nous avons fait l’an dernier en faisant porter à nos stations régionales un poids proportionnellement beaucoup plus petit des compressions que ce que les réseaux ont été forcés d’absorber : Chez Radio-Canada, le réseau national a absorbé 86,3 % des compressions alors qu'on ne lui alloue qu'environ 60 % de notre budget total. Cette présence régionale est essentielle à l’accomplissement de notre rôle en tant que radiodiffuseur public.

Une entreprise de contenu qui est la référence en matière de programmation canadienne et un chef de file du multimédia de plus en plus présent dans les régions, voilà la route que votre radiodiffuseur public entend suivre pour devenir un « média global » public et complet. Et nous examinerons avec soin la façon dont nous allons y arriver, alors qu'au cours des prochains mois nous ferons un examen complet et un exercice stratégique détaillé pour déterminer notre orientation en direction de 2015.

Dans un univers médiatique à la fois chaotique et extrêmement excitant, le besoin du citoyen de se voir – sa vie, sa réalité, ses valeurs – reflété et communiqué n’a jamais été plus aigu. Voilà le rôle de leadership que le radiodiffuseur public est parfaitement prêt à jouer et que nous cherchons à raffiner dans notre plan stratégique vers 2015 : mener cette révolution technologique et sociale au Canada, en mettant en vedette la voix du citoyen. Je crois que c’est ce à quoi vous vous attendez de CBC/Radio-Canada, et ce que vous méritez que nous vous offrions.

 

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